Motion déposée par les représentants des enseignants à l’occasion du Conseil d’administration du 2 février 2009
Les représentants des professeurs du Lycée de la Vallée du Cailly ont décidé de ne pas siéger en conseil d’administration afin d’une part, de dénoncer la situation faite à notre lycée et d’autre part, dans l’espoir que nos collègues, en ce moment reçus par le secrétaire général du rectorat, puissent obtenir des moyens offrant une nouvelle base de discussion.
Ce que nous refusons :
c’est la politique du rectorat :
-Une dotation horaire insuffisante qui nous amène à perdre 8 postes d’enseignants, et à en partager 4 autres avec des établissements voisins
-l’obligation de faire 145 HSA , ce qui signifie que seules 55 heures (soient 3 postes)devraient être rendus
-Le refus d’ouvrir un BTS PMI-PME , après avoir déjà essuyé le refus de la création du BTS notariat l’an passé .
-Le refus de la création d’une option européenne en seconde générale alors que certains collèges du bassin de recrutement en ont été dotés
-Le refus d’officialiser l’option « culture générale »
c’est l’application d’une politique qui ne respecte pas les valeurs auxquelles nous croyons et pour lesquels nous nous sommes engagés dans notre métier d’enseignant :
- une réelle égalité qui permettent aux populations de chaque bassin géographique d’accéder à un enseignement de qualité et aux options les plus diverses
- une mixité sociale garantie par des filières générales et technologiques d’excellence
Pourquoi participer à un conseil d’administration qui ne peut plus être un lieu de concertation ?
En effet, comment pourrions-nous débattre de la répartition de moyens alors que nous en contestons globalement l’insuffisance : 200 heures supprimées pour 100 élèves en moins en 2009 , 120 heures en moins pour près de 150 élèves en moins l’an dernier ?
Et au-delà, nous ne pouvons pas accepter qu’aucun BTS de remplacement ne nous soit proposé comme c’est le cas dans la plupart des établissements vivant la même situation.
Nous ne pouvons pas non plus accepter la disparition d’options déjà trop rares au lycée telle que l’ option L maths
Nous ne pouvons accepter, enfin, que les chefs d’établissement se soient déjà entendus sur une répartition des postes à cheval sur plusieurs établissements , avant même que le CA n’aie débattu et voté la répartition de la DHG
Nous en concluons que ,dans ce cas, le CA ne peut pas être une instance contractuelle
Ce que nous souhaitons :
C’est un rééquilibrage de la carte des formations de notre bassin en faisant de notre établissement un pôle d’excellence dans le domaine des langues et plus largement des sciences humaines , un lycée qui offre des formations post-bac valorisantes, un lycée aussi attractif que ceux de la commune de Rouen.
Les élus , représentants des enseignants, du lycée de la vallée du Cailly